La Rhizarthrose (ou arthrose de la base du pouce) correspond à une arthrose trapézo-métacarpienne. Il s’agit de l’arthrose la plus fréquemment rencontrée à la main, avec l’arthrose des articulations interphalangiennes distales (dernière articulation avant l’extrémité pulpaire d’un doigt ).

Elle atteint une femme sur six à partir de 50 ans et touche souvent les 2 côtés à des stades arthrosiques différents.

 

Les symptômes de la Rhizarthrose.

Le plus souvent l’arthrose est liée à une pré-disposition génétique. Toutefois, elle peut être la conséquence d’une fracture, d’une infection ( arthrite ) ou d’un rhumatisme inflammatoire ( polyarthrite rhumatoïde ).

On estime que la Rhizarthrose ne deviendra symptomatique que dans 20% des cas.

Le symptôme essentiel, motif de la consultation, reste la douleur, peu importante au début, pouvant évoluer vers des douleurs plus tenaces survenant lors des activités quotidiennes utilisant la pince pouce-index ( manipuler de petits objets, tourner la clé d’une porte…). Ces douleurs vont s’accompagner peu à peu d’une déformation de l’articulation qui finit par se subluxer : il apparaît alors une déformation caractéristique de la base du pouce, appelé pouce en Z. Cette déformation s’accompagne d’une difficulté à ouvrir la 1ère commissure (angulation entre le 1er et le 2ème rayons), c’est à dire écarter le pouce.

 

Traitement de la rhizarthrose

Initialement, le traitement est médical :

Port d’une orthèse de nuit thermoformée sur mesure

L’utilisation des anti-inflammatoires locaux, par prise orale, et en dernier recours par infiltration de coticoides après, le plus souvent, plusieurs années d’évolution

– viscosupplémentation par acide hyaluronique

Kinésithérapie : électrothérapie, ultra-sons, glaçage.

Acupuncture.

Ces différentes techniques permettent le plus souvent de gagner plusieurs années avant d’en arriver à une solution chirurgicale. A l’inverse, lorsque ces traitements bien conduits pendant six mois à un an restent insuffisants, une intervention doit être envisagée plus précocement.

  Le  traitement chirurgical de la Rhizarthrose

2 types d’intervention peuvent être proposés : la trapézectomie et la prothèse trapézo-métacarpienne

Le type d’intervention requise est fonction de nombreux paramètres : l’âge du patient, son niveau d’activité, le degré d’arthrose…

La trapézectomie :

Elle est réalisée sous anesthésie loco régionale dans le cadre d’une hospitalisation ambulatoire. Elle permet un retour à l’indolence et à un secteur de mobilité satisfaisant. Elle a l’avantage d’obtenir un résultat définitif ( à l’inverse des prothèses trapézo-métacarpiennes qui peuvent nécessiter un changement pour usure) , mais l’inconvénient d’une récupération plus longue ( entre trois et six mois ) à l’inverse de la prothèse où la récupération est plus rapide ( entre six semaines et deux mois ).

La prothèse trapézo-métacarpienne :

Cette prothèse ressemble à une prothèse de hanche miniaturisée. Comme pour la trapézectomie une immobilisation post-opératoire de trois à quatre semaines est nécessaire. La récupération est par contre plus rapide (six semaines à deux mois)  La prothèse trapézo-métacarpienne présente par contre l’inconvénient de toutes les prothèses, à savoir une usure dans le temps pouvant impliquer un changement prothétique.

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